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Les bleus de l'enfance parce que jouer peut-être dangereux.

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Il est une journée où beaucoup d'entre nous ont haussé les épaules. Un geste furtif, presque léger et pourtant lourd en conséquence. Un geste bref qui permet de poursuivre sa route sans alourdir sa conscience. Un haussement d'épaules qui ferait que ce que je vois, que ce qui m'entoure ne me concerne pas. Celui, celle qui hausse les épaules est une personne qui a donné toute sa place à la peur mais qui ne veut pas en être informée. Elle se débarrasse de l'encombrant. Elle agit comme si  contourner un trou suffisait à le faire disparaitre. Il-elle ne  s’arrête pas, ne se questionne pas, n'agit pas. Il-elle contourne le danger et se trouve une excuse : Tout cela est vain. Celui, celle qui hausse les épaules pense que l'indifférence est un acte de révolte. En fait il-elle se rassure et  s'invente une armure car il-elle est consciente de sa faiblesse. Sait qu'on pourrait le lui reprocher, lui reprocher de ne pas transformer son refus en un acte revendicatif ou réellement citoyen. Alors il-elle hausse les épaules a pu dormir tard, ou encore se promener ailleurs, profiter du week-end. Et qui sait, si au fond, son haussement d'épaules n'est pas une forme d'adhésion à ce qui se passe car il-elle a perdu le courage et l'espérance.