[le site de Fabienne Swiatly ]

C'est le bleu changeant du ciel comme une fiction.

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Ils étaient onze assis sur leur petit tas de légitimité. Deux sont sortis vainqueurs et les pleureuses - qui sont aussi des hommes - des réseaux sociaux se sont mit en branle. Leur petit tas a eux n'ayant pas gagné, il leur fallait gagner la guerre des commentaires : et de qui, de quoi, et de comment et bulletin blanc. Et que je vais quitter le pays, et que je vais rendre mon passeport et que je ne suis pas content.e. Et que je râle et que je pleure. Mon petit tas à moi serait le seul, le vrai, le beau tas. Pourtant, nous avons tous en main de quoi lancer, organiser ou soutenir des contre-pouvoirs. Et plutôt que de trier nos poubelles, trions nous envies, nos possibles et réfléchissons à qui nous sommes et de quoi nous avons besoin. Qu'est-ce qui dans nos vies nous rend si dépendant.es. du pouvoir d'achat par exemple. POUVOIR D'ACHAT. Débarrassons-nous de cette maladie et demandons-nous quel désespoir nous pousse à imaginer que la possession va nous rendre heureux ? Admettons nos erreurs et tant mieux si nous en avons fait car cela nous donne une belle marge de manœuvre pour tenter de réussir autre chose. Croire qu'un tel ou une telle nous sauvera de la catastrophe ou nous y enverrait forcément, c'est effectivement avoir perdu tout pouvoir de décision. Alors dans ce cas-là, oui on peut s'asseoir sur son petit tas et pleurer. Cela fait de l'effet sur les réseaux sociaux et dans les médias, mais aucun sur la classe dominante qui a toujours aimé les suiveurs, les râleurs, les gardiens et gardiennes de petits tas.