[le site de Fabienne Swiatly ]

Le métallisé des eaux profondes, le bleu glacé des torrents.

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Ma petite résidence à Givors prend fin - Restitution des textes par la Cie Locus Solus, le 27 mars à  la médiathèque (11h pour être précise). Textes qui interrogent le rapport à la langue française, au langage. Jeunes, moins jeunes et étrangers qui ont accepté de dire ou écrire, ce qui fait une langue - maintenant. A lire ici. Givors,  ville qui s'étire le long du Rhône et qui à la particularité d'avoir deux arrêts de gare, Givors-ville, Givors Canal, ce dernier arrêt a toujours beaucoup fait sourire les lyonnais (sans que j'en comprenne le sens exact).  Ville qui ne fait pas rêver, mais qui abrite des gens heureux d'être là (je souligne, car il est des villes et des banlieues qui ne sont pas des bannissement, justement). Certains participants me l'on dit ou écrit. Une ville à qui il manque un centre, même si le marché  réunit, entre hôtel de ville et médiathèque, sa population métissée, deux fois par semaine. Une ville singulière avec sa Maison du fleuve Rhône et sa rue Malik Oussekine, étudiant tué par des policiers (condammnés pour ces faits) lors d'une manifestation contre la loi Devaquet en 1986. Toutes les villes ne commémorent pas cette bavure. Givors et sa Cité des étoiles bâtie par l'architecte Jean Renaudie, assemblage étrange et sympathique de logements, de commerces, un théâtre, une médiathèque qui assume les angles aigus et le béton. Givors la ville du Rhône, la ville du canal. La ville qui reçoit une écrivain.