[le site de Fabienne Swiatly ]

Le fond d'écran de l’ordinateur qui aspire.

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Laboratoire. C'est le mot pour qualifier le travail que nous menons avec les dix acteurs compagnons du NTH8, Anne de Boissy - comédienne, Géraldine Berger - performeuse et moi-même. Recherche sur le corps, les mots, la littérature autour d'un même thème : vertige. Stimulant. Une grande chance de pouvoir vivre cela. Un vrai espace de travail  qui permet d'aller chercher ce que l'on ne sait pas encore. Mettre en commun des sensations, des clichés, des certitudes,des doutes et poser les bases d'un travail théâtral. Un grand luxe de temps, d'espace  pour chercher ce que l'on ne connait pas, du moins sous cette forme là. Et  le propos d'Antoine Emaz lu dans Cambouis qui soutient  "Il faut maintenir les conditions d'une absolue liberté d'écrire, tant pour les formes que pour les forces; cela ne veut pas dire écrire n'importe quoi n'importe comment, cela veut dire obéir à la nécessité interne du poème, et pas à d'autres contraintes. Et tant pis si le poème ressasse ou à l'inverse désoriente : nécessité fait loi. Le poète reste aveugle sur ce qui vient; il ne peut prévoir ce qu'il faut écrire. Surtout, il ne doit pas se caler sur ce qu'il a écrit et formater un produit consommable, labellisé"

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Rarement écrire ne m'a semblé si joyeux. C'est sûrement lié au travail mené avec les Transformateurs. J'aime les retrouver  plusieurs jours, avec les essais au plateau. Confrontation au texte qui m'aide à trouver une forme juste, une adresse différente, presque un rapport physique au son des mots. Avec une envie forte de consonnes et voir le texte devenir matériau. Écrire avec le lecteur en face de moi aurait été  situation inimaginable il y a quelques années. Et puis non, je ne ressens aucune honte à déshabiller mon texte dans leur bouche. Confiance. Capable d'entendre que cela ne fonctionne pas. Aucune crainte à proposer des formes nouvelles. Travail d'équipe qui me permet de pallier ma méconnaissance de l'écriture théâtrale. Si mes textes ont été joués et que je les relis à voix haut, je n'ai guère été confrontée à cette forme d'écriture sauf dans mes lectures, avec une préférence pour les monologues : Gracia Rodrigo, Fabrice Melquiot, Annie Zadeck pour citer ceux qui me viennent à l'esprit. Alors oui j'ai du plaisir à écrire, est-ce suspect ? 

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 "... je suis celle qui donne une place dans son ventre mais peut tout conclure par un X définitif, je suis celle qui arrache les yeux à ceux qui ne veulent pas te voir, je suis un avé maria qui s’écrase sur un mur d’intolérance, je suis wonder women qui attend avachie sur un banc d’hôpital ... " Traduire un tel passage en langue des signes n'est pas évident. Avec Anthony Guyon, comédien, metteur en scène et sourd, je découvre combien la langue est faite d'implicite - tu vois ce que je veux dire ? et bien non, Anthony ne voit pas toujours ce que je veux dire et il me faut alors approfondir, détailler, défendre mon propos. C'est une rude leçon de modestie, car toute facilité d'écriture est immédiatement détectée. Mise à nue. Vitesse des doigts sur le clavier et ajustement des paragraphes sur l'écran nous donnent l'impression fausse de tenir le texte. On se contente. Je découvre aussi que la lecture est difficile pour les sourds, j'étais persuadée du contraire ignorant que notre langue et nos signes sont des traductions de sons et de mots que l'on a entendus depuis notre prime enfance.. J'apprends. J'aime ensuite voir Anthony et Géraldine Berger, sur le plateau,  interpréter en signes ou inventer des mots-images en Virtual Visual (VV) ce que j'ai écrit. Alors c'est à mon tour de demander des précisions, de valider ou pas. J'ai parfois la surprise à travers leur interprétation de découvrir le sous-entendu de mon propre texte. En fin de journée, j'ai  la forte envie de m'exprimer à mon tour en LSF, de faire taire le bruit en moi. Mettre les mots à distance.

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Quatre jours que je suis à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Je prends mes marques, je ne me perds plus dans les nombreux couloirs, jardins et allées du cloître. J'apprivoise la cellule où je loge. J'apprivoise aussi les présences réelles ou fantasmées qui hantent mon sommeil. Six cents moines enterrés - tout de même - ici dans un des jardins. J'ai l'humeur au travail et surtout, je ressens une impossibilité grandissante à quitter les murs du cloître sauf pour acheter de quoi manger ou de quoi boire. D'habitude, en résidence, j'aime marcher dans les environs, découvrir les lieux, les photographier, me perdre dans les rues, regarder les gens. Mais, ici, les murs me retiennent. Franchir le portail c'est retrouver le rythme du monde commerçant et je n'en ai pas envie. Et c'est une bonne chose pour moi. Je me contente de passer de la salle de répétition à mon bureau, m'attarder dans la salle capitulaire ou l'ancienne prison, parcourir les livres de la librairie ou de la bibliothèque, retourner à la salle de répétition. L'idéal serait de parvenir aussi à me couper d'internet. M'obliger à encore plus de concentration. Quand je ne parviens pas à avancer dans mon texte, je sors pour photographier mon reflet dans les fenêtres, les portes vitrées. M'inscrire dans le lieu. Je me sens bien.

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Fin de la résidence où il fut bon de s'exiler derrière les remparts d'une chartreuse. Travail collectif qui parfois vous donne une belle énergie mais la nécessité aussi de s'éloigner un peu. Retourner dans la chambre, marcher loin des hauts-murs, se rapprocher du Rhône, lire Après beaucoup d'années de Philippe Jaccottet avec qui j'arrive enfin à entrer en raisonnance (oui il faudrait écrire résonance mais l'orthographe là me convient). C'était la semaine passée, déjà le lieu accueille d'autres résidents et c'est bien, même si on se sent comme l'enfant découvrant que sa mère aime aussi ses autres enfants. Il faut retrouver l'autre chantier : Un enfant assorti à ma robe. Peut-être qu'il manque le temps d'une rêverie mais c'était hier et demain nous attend. Le présent ne nous retient pas et se nourrit de lui-même, on peut essayer de le garder à la surface de l'écran mais il n'est qu'une mélancolique illusion. 

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Pasodoble Clemence Labatut

2016
 
Foxtrot et Paso doble : Mise en scène par Laurent Brethome, Cie Le Menteur volontaire du 14 novembre au 3 décembre - Tour des Mauges.
 
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2014

Boire

Création de Robin Frédéric au Théâtre les Bambous à Saint Benoit de la Réunion avec Valérie Cros.

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